Yallah Zouz
Un festival judéo-arabe amazigh pour rouvrir le dialogue
Le 30 mai 2026, à La Tricoterie à Bruxelles, se tiendra la première édition du festival Yallah Zouz.
Un projet culturel conçu comme un espace de réflexion, de transmission et de dialogue entre mondes juifs, arabes et amazighs.
Dans un contexte marqué par la polarisation des débats et la fragmentation des récits, l’enjeu n’est pas d’effacer les tensions. Il est de créer les conditions d’une conversation exigeante, informée et responsable.
Un projet né d’un besoin
Les histoires juives, arabes et amazighes sont profondément entremêlées — en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Europe. Pourtant, ces héritages partagés sont souvent invisibilisés ou simplifiés.
Yallah Zouz part d’un constat : lorsque les espaces de dialogue se raréfient, les identités se rigidifient.
Le festival propose un cadre structuré pour penser les appartenances multiples, les mémoires croisées et les formes contemporaines de coexistence.
Une programmation à la croisée des disciplines
La journée réunira chercheurs, artistes, écrivains et acteurs culturels. Tables rondes, rencontres et interventions seront pensées comme les composantes d’une programmation cohérente.
L’ambition est double : favoriser des dialogues transversaux et donner à entendre des récits complexes, nuancés, incarnés. Chaque prise de parole s’inscrit dans une réflexion plus large sur les transmissions, les conflits de mémoire et les responsabilités contemporaines.
Pourquoi “Yallah Zouz” ?
Yallah signifie « allons-y » en arabe.
Zouz renvoie au mouvement. En hébreu moderne, le verbe לזוז (lazouz) signifie bouger, se déplacer, se mettre en mouvement. En hébreu ancien, le « zouz » désignait également une unité monétaire, une petite pièce en circulation.
Le nom évoque ainsi le déplacement, la dynamique, la mise en relation. Il porte la mémoire de langues qui coexistaient — arabe, hébreu, amazigh, ladino, français — et rappelle que les identités se construisent dans la circulation, les échanges et les passages plutôt que dans l’isolement.
Un projet inscrit dans la durée
Yallah Zouz n’est pas conçu comme un événement isolé.
Il s’inscrit dans une perspective plus large de production de contenus, de transmission et de mise en réseau.
Dans cette optique, j’ai également conçu un site web dédié au festival afin de garder une trace des échanges et de la richesse des interventions. Ce site rassemblera les informations sur la programmation, les intervenants et les différentes ressources produites autour du projet.
Il constitue une archive vivante du festival et un outil de diffusion permettant de prolonger les réflexions au-delà de la journée du 30 mai.
Rôle : conception du projet culturel et conception du site web
Mission : co-élaboration de la programmation avec le comité de pilotage, conception d’une conférence sur les relations entre juifs et musulmans, structuration éditoriale et réalisation du site web du festival
Projet : Yallah Zouz — festival judéo-arabe amazigh, Bruxelles (La Tricoterie, 30 mai 2026)
Site : yallahzouz.be